Bla bla bla

Mon aventure Roaccutane

Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler « d’aventure » dans le sens palpitant ou émotionnellement coolos de la chose, mais pour le côté péripéties et rebondissements, je pense que l’on tape dans le mille. Alors voilà, il y’a un mois, j’ai commencé THE traitement anti-acné connu tant pour son efficacité plutôt redoutable que par ses polémiques diverses et variées. J’ai décidé d’en parler ici puisque je me souviens avoir été avide de ce genre de témoignages, conseils et avant/après (les fameux!). Je serais donc ravie à mon tour de peut être aider des personnes dans le besoin mais aussi de relire ces articles dans quelques années pour me rappeler par où je suis passée.

J’ai décidé de vous en parler en Bla Bla et non pas sous la catégorie « Take it green » puisque comme vous allez le voir, ce médicament n’a malheureusement rien de green et naturel..

disclaimer.PNGCet article et les articles liés se basent sur mon expérience et mon ressenti. Je ne suis en aucun cas médecin, chaque cas est différent et mérite l’avis d’un professionnel de santé.

mon histoire

Mon acné a débuté au lycée il me semble. J’ai toujours eu mille ans de retard sur les choses de la vie, et donc à l’époque où les gens passaient leur conduite accompagnée, je me coltinais des bagues et des boutons. Mais cela était maitrisé par des gels nettoyant décapants et autres joyeusetés du commerce (merciiii Neutrogena ..*thumbs up*). Puis en prépa, mes hormones ont commencé à se réveiller et m’ont gentiment passé le bonjour en accentuant mon acné. J’ai pris -en partie pour cette raison- la pilule, Jasminelle, réputée pour aider à ne pas aggraver la situation, dirons nous. Ma peau allait mieux, je contrôlais la situation (comprenez je cachais mon soucis). Arrivée en école d’ingé, à mes 20 ans donc, j’ai multiplié les arrêts/reprises de pilules, bref j’ai fais un peu n’importe quoi avec mes hormones. Ma peau se portant plutôt pas mal combiné au fait que je n’avais plus besoin de contraceptif à cette période, j’ai laissé tombé la pilule. Un an plus tard, je partais en Inde pour 6 mois de stage et là ma peau s’est complétement dégradée comme jamais. Le climat, chaud et humide, la pollution d’une ville énorme, le stress de la vie indienne, le manque de produits adaptés, j’ai développé une acné inflammatoire avec microkystes comme jamais. J’étais très mal dans ma peau, je refusais même de skyper mon copain resté en France, j’avais envie de me cacher dans un trou et je me sentais impuissante à l’autre bout du monde. J’ai anticipé et pris rendez vous chez le dermato 2 jours après mon retour en France. Ce rendez-vous a été très dur pour moi, j’ai complètement craqué dans le cabinet, désespérée. La dermato m’a prescrit 3 mois d’antibios, Tetralysal 300 mg à raison d’un cachet par jour et des crèmes décapantes Différine et Curacné. Ma médecin généraliste m’a re prescrit Jasminelle en me disant que mon acné était sévère et que cela ne s’arrangerait pas comme ca.  J’étais pas ravie de flinguer ma peau avec ces crèmes et de reprendre la pilule mais j’ai suivi le traitement. Au début, ma peau se portait mieux, les microkystes étaient moins gros, j’ai cru que ça irait mieux. Puis ma peau a commencé à peler, je ne supportais plus les crèmes, je pleurais tous les matins en m’arrachant des lambeaux de peau en mettant mon fond de teint, tous les soirs parce que ma peau brulait sous les crèmes. J’ai décidé de continuer quand même, en changeant le sérum Hyséac d’Uriage pour la crème Effaclar H de Laroche Posay, que j’utilise toujours d’ailleurs. J’ai commencé un nouveau stage dans un état psychologique désastreux et une confiance en moi réduite à néant. A un mois de la fin du traitement, j’ai appelé tous les dermatos de ma ville pour trouver un rendez-vous. Ma peau n’avait jamais été dans un si pire état. A une semaine de la fin du traitement, j’ai observé une légère amélioration, pilule ou antibio, je ne le saurais jamais. Lors de mon rendez-vous tant attendu chez le dermato, il n’y est pas allé par 4 chemins et me dit qu’il me conseille de prendre le traitement Roaccutane. Désespérée et vidée, j’ai accepté.

le traitement

Le Roaccutane, arrivé sur le marché dans les années 80, est utilisé pour traiter des acnés sévères ayant résistées aux traitements antibiotiques. Sa molécule active est l’isotrétinoïne, un dérivé de la vitamine A acide qui va agir sur la production de sébum. L’efficacité de ce traitement est démontrée avec une disparition complète de l’acné dans plus de 85 % des cas.

 Alors, parfait ce traitement, non ? Et bien, pas vraiment ..

Dejà, l’isotrétinoïne est tératogène, ce qui signifie qu’elle peut provoquer des malformation au niveau du système nerveux, cardiovasculaire mais aussi des oreilles. C’est pourquoi un traitement sous Roaccutane signifie absence absolue de grossesse, grâce à une contraception efficace mise en place un mois avant le traitement et qui doit être vérifié par un test de grossesse, tous les mois par prise de sang.

De plus, le traitement impose des effets secondaires quasi-systématiques, qui sont, dans 80% des cas : lèvres gercées, peau sèche et saignements de nez. D’autres effets, plus aléatoires, sont détaillées dans la notice avec une liste longue comme mon bras (quoi qu’il est pas si long!). Une prise de sang doit aussi être réalisé régulièrement pour vérifier le dosage des transaminases, du cholestérol et des triglycérides.

La molécule aurait également des actions sur notre état psychologique et entrainerait parfois une sensation de tristesse, d’irritabilité, de la fatigue et des troubles de la concentration. Le Roaccutane a d’ailleurs été dans les années 2000 au cœur d’une tourmente suite aux suicides d’adolescents sous traitement. Sa prescription est désormais réservé aux dermatologues, les médecins généralistes pouvant effectuer seulement le renouvellement.

En France, on trouve le Roaccutane sous ses formes génériques : Procuta, Contracné ou encore Curacné. Il se présente sous forme de gélules de 5mg, 10mg et 20 mg , à prendre une fois par jour.  curacné

Le traitement est long (entre 6 et 8 mois en moyenne, avec un renouvellement mensuel) car la dose à ingérer serait de 110 mg par kg à raison de 0,5 et 1 mg/kg/jour. Je vous laisse calculer ..

ma routine

J’ai crée un article spécial routine beauté & make up Roaccutane que vous pouvez retrouver ici.

bilan 1er mois.PNG

J’ai passé le 1er mois avec une dose de 20 mg par jour. Globalement, ce premier mois s’est plutôt bien déroulé bien que j’ai ressenti pas mal d’effets indésirables dûs au traitement. La fatigue est le plus pénible à gérer avec le travail. J’ai du adapter mon rythme et me coucher plus tôt mais même avec des nuits de 8h30, je suis fatiguée. Les lèvres sèches ne me dérangent pour l’instant pas plus que ça et même si je sens ma peau fragile et tiraillée, elle reste pas trop sèche. J’ai également eu les yeux très secs et rouges, mais mes allergies au pollen  en sont aussi pour beaucoup. J’ai saigné du nez aussi, chose qui ne m’était jamais arrivé ! Pour le côté psychologique, je me sens assez vulnérable, mon humeur change très rapidement, je suis très susceptible et j’ai parfois de gros coups de mou. Au niveau des boutons, je n’ai pas eu de poussée et j’ai senti mes microkystes partir petit à petit. Ma peau est beaucoup plus lisse, par contre j’ai énormément de cicatrices qui seront longues à partir ..

Voici le bilan résumé de ce premier mois sous Roaccutane :

+-1ermois

visitedermato

Je suis allée voir mon dermato pour le renouvellement du traitement en lui montrant ma nouvelle prise de sang. Elle était bonne, pas enceinte (yahooo) et autres constantes dans les normes. Il a vérifié ma peau (sans se laver les mains, NI avant, NI après..) et m’a dit que le traitement fonctionnait, il ne me restait que très peu de boutons sous la peau. La dose passe donc à 30 mg par jour pour le 2ème mois. Rendez vous dans un mois pour le prochain bilan ..

Saperlipopettement,

Signature

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3 réflexions au sujet de « Mon aventure Roaccutane »

  1. ah mince, je n’aurai pas pensé que l’Inde pouvait avoir cet effet sur la peau, mais maintenant que tu en parles ça me semble logique. J’ai testé 2 mois sans maquillage pendant les vacances et ça aide à récupérer une belle peau également! Après je ne sais pas si ça agit sur l’acné aussi…

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    1. Je pense que c’est lié au combo stress de la vie la bas + pollution mais je ne saurais jamais vraiment je crois .. C’est clair que la pause make up aide carrément la peau à respirer 🙂 Là, mon acné était vraiment trop forte, et quoi que je fasse, rien n’y faisait malheureusement !

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